Analyse des tendances économiques et financières
L’année 2024 s’annonce comme une période de transition et de repositionnement dans le paysage économique mondial, avec des défis structurels et des opportunités pour les investisseurs. En examinant les prévisions économiques et les rendements des principaux actifs financiers de la dernière décennie, nous dégageons des éléments clés pour guider les décisions d’investissement dans un environnement en constante mutation. ⤵️
Quels enseignements nous donne 2024 ?
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Croissance économique mondiale
Quels sont concrètement les points sur lesquels nous devons nous intéresser ?
1. Croissance économique et divergences régionales
Malgré des projections de croissance mondiale maintenues autour de 3,1 % en 2024 et 3,2 % en 2025, la stabilité de ces chiffres cache des disparités importantes.
- Croissance mondiale : Prévue à 3,1 % en 2024 et 3,2 % en 2025, stabilité apparente mais disparités régionales.

- États-Unis : Malgré une performance économique solide en 2023, la croissance du PIB américain est projetée à ralentir, passant à 2,6 % en 2024 et à 1,9 % en 2025.
- Après une hausse surprise début 2024, l’inflation est revenue à la baisse. L’indice des prix à la consommation (IPC) a fortement ralenti depuis l’été 2022 : l’inflation annuelle s’est établie à +2,5 % en août, contre un pic de +9,1 % en juin 2022. Toutefois, l’inflation sous-jacente (hors alimentation et énergie) reste à +3,2 % en août.
- Dans ce contexte, la Fed a commencé à assouplir sa politique monétaire. Après avoir maintenu les taux directeurs entre 5,25 % et 5,5 % depuis juillet 2023, elle a réduit les taux de 50 points de base en septembre 2024, les plaçant entre 4,75 % et 5,0 %. La Fed considère que le marché du travail s’est assoupli et que la baisse de l’inflation est bien avancée.
En parallèle, les élections présidentielles de 2024 introduisent une incertitude supplémentaire pour les marchés financiers et l’économie américaine. En effet, un retour de Donald Trump à la présidence pourrait modifier radicalement les priorités économiques et politiques des États-Unis. Parmi les impacts potentiels de sa réélection :
- Politique de déréglementation : Un retour de Trump pourrait s’accompagner d’un nouvel élan de déréglementation, notamment dans les secteurs de l’énergie fossile et de la finance. Une telle approche pourrait stimuler certains segments de l’économie à court terme, mais elle pourrait également poser des défis environnementaux et sociaux à moyen et long terme.
- Commerce international : Trump a souvent favorisé une approche protectionniste, notamment en imposant des tarifs douaniers sur les importations. Un retour à la « guerre commerciale » avec la Chine pourrait déstabiliser les chaînes d’approvisionnement et peser sur les marges des entreprises américaines. De plus, cette incertitude commerciale pourrait dissuader certains investisseurs étrangers.
- Investissements technologiques : Bien que les États-Unis bénéficient d’un solide leadership technologique, des restrictions éventuelles sur les échanges avec la Chine, associées à des politiques d’incitation nationale, pourraient influencer la compétitivité des entreprises américaines à l’international. Par ailleurs, Trump pourrait intensifier le soutien aux entreprises américaines dans le domaine de la défense et des technologies de cybersécurité, des secteurs critiques pour la sécurité nationale.
- Politique budgétaire : Les précédents mandats de Trump se sont caractérisés par des réductions d’impôts et une augmentation de la dette publique. De nouvelles baisses d’impôts destinées aux entreprises et aux particuliers pourraient stimuler la consommation, mais elles risqueraient également d’aggraver le déficit budgétaire américain. Cette politique budgétaire expansionniste pourrait générer une pression inflationniste supplémentaire, obligeant potentiellement la Fed à ajuster à nouveau ses taux d’intérêt.
En somme, bien que les États-Unis bénéficient d’une économie relativement robuste, leur croissance future dépendra fortement du climat politique et des décisions de politique monétaire. La situation électorale de 2024 et ses implications économiques nécessiteront donc une vigilance accrue de la part des investisseurs et des acteurs financiers.
Cet article de Lobard Odier : “Comment l’élection présidentielle américaine pourrait-elle affecter l’économie mondiale ?“, reprend et rajoute notamment quelques points clés à prendre en considération si vous souhaitez en lire plus.
- Zone euro : Légère hausse de la croissance de 0,5 % en 2023 à 1,7 % en 2025, malgré des défis de productivité.
- Les économies européennes sont confrontées à des défis structurels, tels que la faible productivité et la dépendance énergétique. De plus, la demande intérieure reste modérée, et les politiques monétaires restrictives pèsent sur l’investissement et la consommation.
- Marchés émergents : En Asie, la résilience des marchés émergents se manifeste surtout en Chine et en Inde, où les gouvernements investissent massivement dans l’intelligence artificielle et les semi-conducteurs pour répondre aux besoins croissants en technologies de pointe. La Chine et l’Inde bénéficient de vastes marchés intérieurs, ce qui favorise la croissance malgré des tensions géopolitiques et commerciales. D’autres régions émergentes, comme l’Afrique subsaharienne, restent confrontées à des obstacles plus importants dus aux conflits internes, aux aléas climatiques et à la dépendance aux matières premières, ce qui ralentit leur croissance.
- Défis en Afrique subsaharienne : Instabilités géopolitiques et aléas climatiques freinent la croissance.
2. Désinflation et perspectives de politique monétaire
Sur le plan inflationniste, l’inflation mondiale devrait se modérer, tombant de 6,7 % en 2023 à 4,4 % en 2025, mais l’inflation des services reste élevée dans les économies développées.
- Désinflation globale : Selon les prévisions, l’inflation globale devrait baisser de 6,7 % en 2023 à 5,8 % en 2024, et atteindre 4,4 % en 2025. Cette désinflation est un signe positif, mais elle est inégalement répartie, car l’inflation des services reste élevée dans les économies avancées, notamment aux États-Unis et en Europe.
- Inflation des services : Persistante dans les pays développés, compliquant les politiques monétaires. Cette inflation dans les services est souvent liée aux hausses de salaires et aux contraintes d’offre dans des secteurs comme l’hôtellerie, la santé et les loisirs.
- Politiques monétaires : Face à cette situation, les banques centrales doivent maintenir un équilibre entre stabilisation des prix et soutien à la croissance. Une première baisse des taux pourrait être envisagée dès mars 2024 aux États-Unis, selon les prévisions du CME Group. Une baisse des taux permettrait aux détenteurs d’obligations de bénéficier de la hausse de la valeur de leurs titres, tout en soutenant l’investissement et la consommation. Les investisseurs doivent surveiller ces évolutions de taux qui impacteront les rendements des actifs financiers, en particulier les obligations.
- Taux d’intérêt : Baisse attendue dès mars 2024, ce qui pourrait favoriser les obligations.
- En Suisse, la BNS devrait très probablement à nouveau baisser ses taux directeurs.
- Article complet sur l’influence de ces taux : https://finance-conseils.com/2024/09/09/taux-hypothecaires/

3. Évolution des rendements des actifs financiers (2014-2024)
L’évolution des principaux actifs financiers entre 2014 et 2024 montre des performances contrastées :
- S&P 500 : L’indice boursier américain a offert des rendements annuels de 7 à 10 % en moyenne. Malgré des périodes de volatilité, notamment lors de la crise COVID-19, la performance est restée stable grâce aux politiques accommodantes des banques centrales et à la reprise de l’économie. Le S&P 500 est particulièrement attractif pour les investisseurs en quête de rendements réguliers.
- Or : Valeur refuge, l’or a montré des performances plus variables, avec des rendements annuels autour de 4 à 5 %. Son prix est souvent influencé par les crises économiques et les incertitudes géopolitiques. Bien que l’or soit prisé en période d’instabilité, sa rentabilité reste modérée sur le long terme, rendant cet actif moins intéressant pour ceux qui cherchent des rendements élevés, mais utile pour la diversification.
- Obligations : Le marché obligataire a souffert des taux d’intérêt historiquement bas des dernières années, offrant des rendements annuels limités, entre 2 et 3 %. Toutefois, si les taux d’intérêt devaient baisser, les obligations pourraient redevenir attrayantes en 2024, en raison de l’augmentation de la valeur des obligations déjà en circulation.
- Bitcoin : Depuis son lancement, le bitcoin a connu une volatilité extrême mais a offert des rendements spectaculaires, dépassant parfois 100 % en une seule année. Sa volatilité élevée en fait un actif risqué, bien qu’il ait permis des gains importants pour les investisseurs pionniers. La popularité du bitcoin parmi les jeunes investisseurs et son rôle de réserve de valeur alternative sont à surveiller.
-> D’autres cryptomonnaies ou projets peuvent être d’autant plus intéressants. Toutefois, on ne rentrera pas en détail sur ce sujet dans cet article.
Article complet sur Microstrategy (MSTR) & le Bitcoin – lire cet article, La bombe MicroStrategy & le Bitcoin : Tout ce que vous devez savoir !, pour plus d’informations ici.
Conseil : Diversifiez vos investissements et envisagez de consulter des conseillers financiers pour développer une stratégie adaptée à votre tolérance au risque et à vos objectifs financiers personnels.
Article complet sur les actions – lire cet article, Actualité boursière 2024 : Focus sur quelques actions !, pour plus d’informations ici.
4. Les secteurs à surveiller en 2024
Le secteur technologique reste au centre de l’attention, notamment avec la percée continue de l’intelligence artificielle. Le secteur de la technologie, emmené par les géants comme Apple, Alphabet, Amazon, Meta, Microsoft, Nvidia et Tesla, demeure crucial. L’année 2023 a été marquée par l’émergence de l’intelligence artificielle (IA), avec une forte demande pour les puces de Nvidia. L’IA, le cloud computing, l’Internet des objets (IoT) et la cybersécurité sont autant de domaines prometteurs pour les investisseurs en 2024, chacun ayant le potentiel de transformer les industries traditionnelles.
Technologie : Reste le moteur du marché, avec les “Magnificent Seven” (Apple, Alphabet, Amazon, Meta, Microsoft, Nvidia, Tesla) et l’IA en tête.
- Nvidia : Progression de 150 % en 2024 grâce à la demande en puces IA.
- Thématiques porteuses : Intelligence artificielle, cloud computing, Internet des objets (IoT) et cybersécurité.
Biotechnologie : Le secteur de la santé bénéficie également des avancées technologiques. L’IA joue un rôle croissant dans le développement de nouveaux médicaments et vaccins. Eli Lilly, par exemple, a vu son action progresser grâce à des traitements innovants contre l’obésité, tandis que Moderna et Merck ont enregistré des succès dans le développement de vaccins anticancéreux. Ce secteur reste stratégique pour ceux qui recherchent une diversification dans des actifs résilients face aux cycles économiques.
- Eli Lilly : Progrès dans les traitements de l’obésité.
- Moderna et Merck : Avancées dans le développement de vaccins anticancéreux, accélérées par l’IA.
Article complet sur les actions – lire cet article, Actualité boursière 2024 : Focus sur quelques actions !, pour plus d’informations ici.
Au niveau des devises :
Le dollar ($) :
« Le dollar américain devrait se renforcer à l’approche de 2024. Un atterrissage en douceur de l’économie américaine, couplé à une faible croissance dans le reste du monde, pourrait permettre au dollar de maintenir son avantage en termes de taux d’intérêt et de croissance. En revanche, si l’économie ralentit plus brusquement, la demande pour les valeurs refuges augmenterait, du moins jusqu’à ce que la Fed opère un assouplissement monétaire substantiel. Toute faiblesse du dollar pourrait résulter d’une reprise de la croissance mondiale, probablement stimulée par la Chine, mais cela ne serait attendu qu’au second semestre 2024. » Lombard Odier, “Dix convictions d’investissement pour 2024“.
5. Réformes structurelles pour une croissance durable
Pour une croissance durable, les réformes structurelles deviennent essentielles dans les économies avancées et émergentes. Parmi les priorités :
- Amélioration de la productivité : Dans de nombreuses économies, la productivité stagne, ce qui limite le potentiel de croissance. Des réformes visant à encourager l’innovation et à améliorer les infrastructures peuvent dynamiser l’économie.
- Transition climatique : La transition énergétique et climatique impose des transformations coûteuses mais essentielles. Les investissements dans les énergies renouvelables, la réduction des émissions et les technologies vertes sont nécessaires pour éviter des répercussions économiques majeures liées aux changements climatiques.
- Renforcement de la résilience économique : Les crises récentes ont révélé la nécessité d’avoir des filets de sécurité budgétaires solides pour soutenir les populations vulnérables en période de choc économique. Le vieillissement démographique, notamment en Europe et au Japon, nécessite également des réformes des systèmes de retraite pour garantir la pérennité des finances publiques.
6. Conflits géopolitiques
La guerre en Ukraine et le conflit israélo-palestinien introduisent notamment une incertitude importante sur les marchés mondiaux. Voici quelques points clés :
- Perturbation des chaînes d’approvisionnement : Les conflits peuvent entraîner des retards et des augmentations de coûts pour de nombreuses industries, affectant la disponibilité des biens.
- Fluctuations des prix de l’énergie : Les tensions géopolitiques, notamment en Ukraine, peuvent provoquer des hausses des prix du pétrole et du gaz, impactant l’inflation et la stabilité économique à l’échelle mondiale.
- Prudence des investisseurs : L’incertitude incite les investisseurs à être plus prudents, retardant ou reconsidérant les investissements dans les régions touchées, ce qui peut ralentir la croissance.
- Risque d’escalade : La persistance de ces conflits pose également un risque d’escalade, ce qui pourrait compliquer davantage le climat économique et influencer les décisions politiques internationales.
- Impacts à long terme : Les conflits peuvent amener les gouvernements à réévaluer leurs priorités économiques, affectant potentiellement les politiques fiscales et commerciales.
En résumé, la situation géopolitique actuelle nécessite une vigilance accrue des investisseurs pour naviguer dans un environnement de plus en plus complexe.
7. Conclusion et stratégies d’investissement
Pour naviguer dans cet environnement économique, les investisseurs devront rester vigilants et ajuster leurs stratégies :
- Diversification des portefeuilles : Face aux incertitudes économiques, une diversification entre actifs de croissance (actions) et actifs de protection (obligations, or) est essentielle pour réduire les risques et maximiser les rendements.
- Technologie et santé : Ces secteurs offrent des opportunités de croissance et constituent des investissements stratégiques à long terme. Les avancées en IA et biotechnologie continueront d’influencer positivement les marchés.
- Suivi des politiques monétaires : La baisse anticipée des taux d’intérêt pourrait bénéficier aux détenteurs d’obligations et dynamiser les actifs risqués comme les actions. Les décisions de banques centrales, notamment la Fed et la BCE, influenceront fortement le climat d’investissement en 2024.
- Anticipation des tensions géopolitiques : L’évolution des relations internationales, notamment entre la Chine, les États-Unis et l’Europe, et les conflits en cours peuvent impacter les marchés. Rester informé des événements géopolitiques majeurs est donc crucial pour ajuster les stratégies en conséquence.
Conseil :
En somme, les perspectives économiques de 2024 invitent à la prudence et à une gestion proactive des portefeuilles. Adopter une approche flexible, tout en se concentrant sur les secteurs d’avenir, permettra aux investisseurs de naviguer efficacement dans cet environnement complexe.

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